agenda danse > Répétition publique - Camille Ollagnier 18 janvier



REPETITION PUBLIQUE
VEN 18 JANVIER 2008 15h00
Camille Ollagnier, Cie&Co
« Sub Rosa » et « Proskénion »


En partenariat avec le Théâtre de Vanves
ENTREE LIBRE



sub rosa

Sub Rosa est une collection de duos comme un exercice de style sur les comportements que l’on adopte chaque fois qu’une rencontre se fait. Alors dans l’exploration des intervalles corporels la haine tapageuse se délie, le dégoût devient un processus amoureux. Chaque duo est nouveau si la nouveauté signifie l’égard particulier.

La présence sur scène des musiciens (piano, violon, violoncelle) permet d’exalter le support effectif de la musique servant à définir les contours d’un mouvement unique dont le périgée ne serait pas l’exact inverse de l’acmé, mais plutôt son degré zéro.

Car finalement Sub Rosa est l’affirmation de la nécessaire positivité d’une émotion vécue.

musique : trio Es-dur pour piano et cordes de Schubert
danseurs et musiciens : Victor Duclos, Benjamin Forgues, Anne-Sophie Lancelin, Mathilde Rondet et Raphaël Soleilhavoup ; Maja Bogdanovic, Mathilde Borsarello et Claudine Simon
durée : 45 minutes

proskénion

De corps lisses, allongés,
Qui tissent entre haut et bas
La rencontre et l’écart, l’attouchement et l’effort
Entre vie, et la mort…
D’un temps lisse, mémoire retenue,
Filamenté d’étirements spectraux
Grains plissés et strates pulsées.
Couleurs ocres, d’or et noir fondues
Sur la tombe, sous la dalle,
Couple étrusque, gisants incarnés,
Poursuivent notre théâtre d’hommes.

Ici le terme de l’investigation d’une danse qui puisse surgir à la fois de l’immobilité, du silence et de la pénombre.

musique : à déterminer
danseurs : Benjamin Forgues, Anne-Sophie Lancelin
durée : 15 minutes



la compagnie

La création en novembre 2006 d’une compagnie de danse était indispensable pour permettre à Camille Ollagnier la poursuite des errements chorégraphiques qui ont ponctués sa scolarité de danseur. Cette compagnie est donc l’aboutissement de trois ans de recherches somatiques et malgré sa jeunesse elle possède déjà un bagage de petits formats dansés qui seront conduits à être exploités, développés, regroupés sur scène ou ailleurs dans un véritable dessein spectaculaire.
La détermination artistique de Cie&co. s’affirme dans le consentement de toutes les formes de danse où, en deçà de la technique, seule l’impérativité d’un corps senti peut contraindre le mouvement. D’une manière plus générale, la compagnie tente de ne mettre de sens nul part. Un bras qu’on lève n’est rien de plus ni rien de moins qu’un bras qu’on lève. Une danse insignifiante et neutre ; mais cette absence est manifeste : pour une certaine vacuité de l’existence.

De cette manière la compagnie travaille actuellement Sub Rosa et proskénion mais outre ces projets moteurs Cie&co. réalise des courts-métrages situant une danse esthétique en milieu urbain :

• erbarme dich : l’histoire réelle et/ou rêvée d’un couple sur la passion selon saint Matthieu de J-S Bach, duo, 7 minutes.
• poème symphonique pour 100 métronomes : solo continuel où la confrontation du geste à lui-même démontre comme capitale la sobriété de la danse pour perdurer dans la lisibilité du corps, sur le poème symphonique pour 100 métronomes de Györgi Ligeti, solo, 20 minutes.
• i hate myself and i want to die #1 : pour une certaine vacuité de l’existence à partir de Bret Easton Ellis, Jésus et Kurt Cobain, sur smells like teen spirits de Nirvana, solo, 4 minutes.
• rue Eginhard : ce qui n’est ni loin, ni proche, une certaine médiocrité oubliée, sur la danse macabre de Camille Saint-Saëns, trio, 7 minutes.

Cie&co. a participé en mars 2007 dans le cadre d’une carte blanche à Christine Gérard au festival Artdanthé organisé par le théâtre de Vanves.
En juillet 2007, à la demande de l’Univertsité Europeenne de Saxophone et en partenariat avec la ville de Gap et le Centre Départemental Musique, Danse et Théâtre des Hautes-Alpes (CDMDT 05)

le chorégraphe

Camille Ollagnier s’oriente très jeune vers la pratique de la danse classique puis s’oriente définitivement vers la danse contemporaine en intégrant le Conservatoire National Supérieur de Danse de Paris où il découvre la composition chorégraphique dans les ateliers de Christine Gérard. Il tente alors de nombreuses digressions corporelles, toujours pour d’autres danseurs sans jamais vouloir se mettre lui-même en scène et se forge ainsi dans un projet de chorégraphe plutôt que de danseur-interprète.

Lors de sa scolarité au Conservatoire National Supérieur de Danse de Paris il aborde la danse contemporaine (techniques Cunningham, Limon, Nikolais), la danse contact, l’improvisation et la composition, la danse classique, l’anatomie physiologie, la musique, l’histoire de la danse, l’analyse fonctionnelle du corps dans le mouvement dansé, la danse baroque et la notation Benesh.
Durant cette période il danse dans des pièces d’Hervé Robbe, d’Alwin Nikolais, d’Angelin Preljocaj, de Daniel Dobbels, de Carolyn Carlson, de Paco Decina, de Dominique Bagouet, de Wim Vandekeybus, de Merce Cunningham, de Philippe Tréhet et de Serge Ricci.

Après avoir obtenu son Diplôme de Formation Supérieure en danse contemporaine il décide de créer sa propre compagnie de danse pour faire danser ce qu’il aimerait voir sur scène. Parallèlement il s’intéresse plus précisément à toutes les représentations graphiques du corps, par la photo et la vidéo.

les danseurs

Victor Duclos
Après une formation de danse contemporaine Victor Duclos a travaillé avec Paco Decina et actuellement avec Jean-Christophe Boclé, mais s’illustre aussi comme chorégraphe dans de nombreuses mises en scène d’opéra. Il s’intéresse particulièrement à la voix et travaille également le chant lyrique.

Benjamin Forgues
Benjamin Forgues intègre le CNSMDP en danse contemporaine en juin 2002. En juin 2006 il obtient son certificat mention Bien avec une variation de Wim Vandekeybus puis intègre le Junior Ballet où il rencontre Philippe Tréhet dont il rejoindra la compagnie en juillet 2007.

Anne-Sophie Lancelin
Après des études de musique et de danse au CNR de Lille, Anne-Sophie a poursuivit sa scolarité au CNSMDP dans le cursus de danse contemporaine. Dès avril 2006 elle intègre la compagnie de Daniel Dobbels pour participer à la reprise de Cette première lumière puis à sa nouvelle création L’insensible déchirure.

Mathilde Rondet
Mathilde Rondet a suivi des études de danse contemporaine au CNSMDP. Parallèlement elle prend des cours de théâtre et travaille avec le Collectif Sur Une Patte. En juin 2006 elle obtient son Diplôme de Formation Supérieure puis décide d’intégrer un cycle de perfectionnement en partenariat avec l’Opéra du Caire où elle travaille actuellement.

Raphaël Soleilhavoup
Raphaël Soleilhavoup a suivi des formations multiples tant en musique qu’en théâtre, en cirque puis en danse à l’ENMD de La Rochelle. Depuis 1998 il a travaillé avec de nombreux chorégraphes, notamment Karine Saporta et Olivia Grandville. Actuellement il est danseur dans les compagnies de Daniel Dobbels et de Michel Kéléménis.

les musiciens

Le Trio Estampe :
Créé en 2002 le trio remporte dès 2003 le prix du rotary-club de l’Académie Maurice Ravel. En 2005 il obtient un prix mention Très Bien au CNSMDP, puis en 2006 un deuxième prix au Concours International de musique de chambre de Beychelle. Le Trio Estampe est également lauréat du concours de la FNAPEC en mai 2006. la formation se produit dans de nombreux festivals et concerts.

Le Trio Estampe est composé de :

Maja Bogdanovic
Maja Bogdanovic élève au CNSMDP a obtenu en 2003 le premier prix de violoncelle à l’unanimité du jury et entre alors en cycle de perfectionnement où elle obtient le prix de musique de chambre à l’unanimité avec les félicitations du jury. Lauréate des plus grands prix internationaux elle joue en soliste avec de grands orchestres et donne de nombreux récitals à travers l’Europe. Invitée de nombreux festivals elle a réalisé beaucoup d’enregistrements pour la Radio Serbe, la RAI et France Musique.

Mathilde Borsarello
Admise au CNR à l’age de 10ans, Mathilde Borsarello y obtient un premier prix de violon à l’unanimité. Puis elle intègre le CNSMDP où elle obtient une mention Bien en violon (2004) ainsi qu’en musique de chambre (2005). Mathilde est actuellement violoniste à l’Ochestre National de France sous la direction de Kurt Masur.

Claudine Simon
Après avoir commencé l’apprentissage du piano au CNR de Lyon où elle est récompensée d’une médaille d’or à l’unanimité ainsi que d’un premier prix de perfectionnement avec les félicitations du jury ; Claudine Simon a poursuivi ses études au CNSMDP où elle obtient en 2004 un prix de piano mention Très Bien. Elle est lauréate du concours Jeunes Talents de la ville de Paris, du concours de la FNAPEC et de l’Académie Internationale de musique Maurice Ravel, est s’est produite en récital notamment à l’Opéra de Lyon et à la Cité des Arts à Paris.


RESERVATIONS 09 71 34 23 50 ou ysis.redcygne@free.fr


Tarifs : ENTREE LIBRE

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